Lugh & Co Témoignages de dirigeants | 5 juin 2020

[Interview] Témoignage d’Hugo, dirigeant dans le secteur de l’automobile

Dans cette interview, Hugo*, dirigeant dans le secteur de l’automobile, nous livre les raisons qui l’ont conduit à se faire accompagner par Xavier BAUDARD et les impacts de ce coaching dans son métier au quotidien.

Hugo, vous êtes dirigeant au sein d’une société influente dans le secteur de l’automobile, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai intégré l’entreprise dans laquelle j’exerce en 2013. Après un an passé au siège, j’ai rejoint les effectifs de sa filiale turque. J’y ai passé 4 ans lors desquelles j’ai occupé deux postes : celui de Directeur Commercial pendant un peu plus d’un an, puis, j’ai repris la Direction de cette filiale entre 2016 et début 2019.

A la suite de cette expérience, en mars 2019, il m’a été proposé de prendre la Direction de la zone Asie de l’Est et Océanie qui représente une région, vaste et hétérogène, qui regroupe 36 pays aux marchés et aux cultures très variés.

Avant cela, j’ai travaillé dans le secteur de la sidérurgie. J’ai réalisé la majeure partie de ma carrière à l’international principalement en Europe et maintenant en Asie.

Vous avez été coaché par Xavier, l’un de nos Partners, quels sont les trois mots clés qui vous viennent en tête lorsque vous vous remémorez cet accompagnement ?

Trois termes peuvent caractériser mon coaching avec Xavier : vision, clarté et plan d’actions.

J’ai choisi ces mots clés car ce coaching s’est déroulé lors de ma prise de fonction. Dans ce contexte, il me fallait identifier et prioriser mes axes de réflexion et c’est ce que m’a permis ce coaching.

Qu’est-ce qui vous a conduit à vous faire accompagner ?

On m’a proposé de me faire coacher dans le cadre de ma prise de fonction. Ma nomination à la Direction de la Zone Asie de l’Est et Océanie occasionnait un changement de scope important – avec un périmètre qui passait de 125 à 14 000 collaborateurs.

J’ai donc accueilli cette proposition avec enthousiasme et avec une forte conscience des responsabilités engagées. Je ressentais le besoin de me faire accompagner sur ce challenge d’envergure.

Comment travailliez-vous avec Xavier ? 

Les ateliers se déroulaient par visioconférence à raison d’une fois par mois. Avant le démarrage du coaching, une séance tripartite s’est tenue en compagnie de mon manager pour en définir les objectifs.

J’ai trouvé Xavier très ouvert ; ce que j’ai tout particulièrement apprécié chez lui, c’est la façon dont il pratique l’art du questionnement. A travers cette démarche, ce n’est donc pas le coach qui dit ce qu’il faut faire, mais c’est par le biais de son questionnement qu’il va nous permettre de considérer des pistes que l’on n’aurait pas spontanément envisagées et ainsi, d’arriver soi-même à sa propre conclusion.

Son approche m’a permis de me poser les bonnes questions, de mener une réflexion sur des sujets stratégiques et de clarifier mes priorités. En effet, grâce au questionnement de Xavier, j’ai mené une réflexion approfondie sur trois sujets qui me paraissaient fondamentaux dans le cadre de ma récente prise de fonction : comment et sur quels leviers puis-je créer de la valeur, comment délivrer de la croissance pérenne pour la région et le groupe et enfin, comment être efficace, en tant que dirigeant, vis-à-vis de mes équipes.Ces sujets ont, à leur tour, ouvert d’autres pistes de réflexion.

Cet accompagnement était rythmé par de nombreux échanges et m’a ainsi permis d’aborder ces sujets sous un autre angle m’amenant ainsi, à identifier des leviers d’action plus rapidement que si je ne l’avais pas été.

Dans le cadre de ce coaching, j’ai aussi eu l’opportunité de travailler sur ma posture de leader. Pour cela, Xavier et moi nous sommes appuyés sur le modèle de leadership du groupe pour identifier mes points forts et mes points d’amélioration. A l’issue de cela, je suis parvenu à avoir une lisibilité sur ce qu’il me fallait travailler pour améliorer mon style de leadership.

A l’issue de chaque atelier, Xavier me transmettait un compte-rendu qui me permettait d’avoir une visibilité sur ma progression sur les sujets traités pendant les séances.

A l’issue de l’accompagnement, une séance avec mon manager et une personne en charge du service au personnel s’est tenue pour effectuer un bilan.

Quels bénéfices tirez-vous de ce coaching ? 

Ce coaching m’a donc été très bénéfique car il m’a permis d’appréhender mon poste avec sérénité et de réussir ma prise de fonction en ayant une nette vision des leviers à actionner pour créer de la valeur, à la fois, pour mes équipes et pour l’entreprise dans son ensemble. J’y ai donc gagné en efficacité. Grâce à cette vision claire acquise au travers de ce coaching, j’ai pu esquisser un plan d’action précis, définir mes priorités et travailler sur mon leadership et sur mes relations avec mes équipes pour que ma posture soit bien accueillie.

Cet accompagnement m’a donc permis de gagner du temps dans un contexte critique où chaque moment compte pour asseoir son leadership et créer de la valeur. Dans ce contexte particulier, il m’était indispensable d’identifier, au plus vite, les sujets sur lesquels je pouvais créer de la valeur, au risque de générer des incompréhensions voire des crispations auprès de mes équipes. Ce coaching m’a donc été très précieux lors de mes six premiers mois à ce poste. Il m’a permis de gagner en efficacité dans ma prise de fonction et ainsi, de limiter les éventuelles turbulences qui peuvent ressurgir dans ce contexte.

Avec du recul, je réalise que, grâce à ce coaching et au soutien de mon manager, ma prise de fonction a été beaucoup moins difficile que je ne l’avais imaginée. Avoir quelqu’un avec qui échanger était, pour moi, crucial compte tenu du haut niveau de complexité (notamment interculturelle) occasionné par ce changement de scope, aussi bien d’un point de vue professionnel que d’un point de vue personnel.

Conseilleriez-vous à un(e) dirigeant(e) de se faire coacher ? Dans quelles situations ?

Je pense que se faire accompagner apporte une grande valeur notamment lors de changements importants : prises de fonction, situations de crise…

J’ai constaté que, dans ces situations, se faire coacher peut être très important pour ne pas se laisser dépasser par les événements. Dans ce contexte, quelqu’un qui nous accompagne avec le bon questionnement pour que l’on puisse y voir plus clair est incontestablement précieux. Mais pour que le coaching soit vraiment efficace, il faut d’abord être prêt et adopter un certain état d’esprit pour ainsi, faire abstraction des éventuels tabous autour du coaching.

*L’identité de ce dirigeant a été modifiée pour des raisons de confidentialité.

Propos recueillis par Lugh & Co

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