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Micromanagement : définition, impacts, signaux faibles et pistes pour arrêter de saboter vos équipes

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Le micromanagement est un phénomène qui perdure dans bon nombre d‘entreprises et qui a des conséquences délétères sur les équipes et les résultats de l’entreprise. Il ne doit donc pas être pris à la légère. Car malgré les meilleures intentions, les dirigeants et managers sont nombreux à tomber dans ce piège sans forcément s’en rendre compte.

Dans cet article, nous explorerons ensemble la définition du micromanagement, ses causes, ses conséquences, les signes précurseurs et les pistes à explorer pour arrêter de saboter ses équipes.

Qu’est-ce que le micromanagement ?

Le micromanagement se caractérise par un contrôle abusif du manager/dirigeant des actions et des décisions prises par ses collaborateurs (aussi anecdotiques soient-elles). Ce comportement se manifeste notamment par :

  • Des exigences excessives.
  • Une surveillance constante.
  • Des micro-interventions dans le travail des équipes pouvant entraîner des retards.
  • Une absence quasi totale de délégation, limitant dès lors la marge de manœuvre et la liberté d’action des équipes.

La plupart du temps, le micromanager agit de la sorte de manière non-intentionnelle. Il n’a évidemment pas la volonté de pénaliser ses équipes ou l’entreprise. Il considère qu’agir ainsi relève de ses prérogatives. C’est souvent sa façon d’encadrer ses équipes.

Quelles sont les causes du micromanagement ?

Le micromanagement traduit donc le plus souvent par :

  • Un manque de confiance envers les collaborateurs, la crainte qu’ils ne fassent pas le travail « correctement », c’est-à-dire, pas selon les volontés attendues, mais pas forcément exprimées, par le manager/dirigeant.
  • Un besoin de tout contrôler et de tout savoir, généré par exemple par une crainte de perte de contrôle.
  • Une peur viscérale de l’échec, qui traduit souvent un manque de confiance en soi.
  • Un manque de formation notamment aux techniques de management.
  • Une incapacité à déléguer, due à un manque de savoir-faire, par exemple, ou à l’envie de continuer à faire des tâches qu’il ne devrait plus faire en tant que manager mais qui correspondent à ses zones de plaisir ou confort.

Vous l’aurez compris micromanager n’est pas sans risque pour le manager/dirigeant lui-même et ses équipes.

Quels sont les impacts du micromanagement ?

  • L’apparition d’une certaine résistance de la part des membres de l’équipe à prendre des initiatives ou à proposer de nouvelles idées. Les salariés victimes de micromanagement se sentent dévalorisés ou incompris, ce qui freine leur créativité et leur envie de participer.
  • Une baisse de la motivation et de l’engagement de l’équipe. Lorsque les membres de votre équipe se sentent inutiles ou peu valorisés du fait d’être micromanagés, leur implication dans les projets diminue, affectant ainsi les résultats globaux.
  • Une diminution générale de la productivité qui se traduit notamment par des retards dans les projets. Une dépendance subie, accrue et toxique envers le manager/dirigeant ralentit parfois considérablement le processus de décision, ce qui peut engendrer des retards dans l’exécution de certaines tâches.
  • Un turn over élevé avec une certaine difficulté à fidéliser les membres de l’équipe.
  • Un glissement de fonction persistant. Le manager/dirigeant se met à gérer des missions à faible valeur ajoutée au regard de son statut. Or, le temps passé à micromanager devrait plutôt être consacré à porter une réflexion sur sa stratégie, sur sa vision : des missions stratégiques pour lesquelles il est mandaté en tant que dirigeant.
  • Une mise en danger du manager/dirigeant. En effet, à ne pas faire confiance à ses collaborateurs, à trop vouloir tout contrôler, ces derniers risquent de le laisser se noyer tout seul sous la charge de travail. Voire à lui tendre des pièges pour l’amener à l’échec.

Si les causes et les conséquences du micromanagement sont généralement faciles à identifier, rares sont les managers/dirigeants à reconnaître qu’ils incarnent parfois cette pratique. Et vous, êtes-vous un micromanager qui s’ignore ?

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Quels sont les signaux faibles du micromanagement ?

Le micromanager se sent investi de la responsabilité de tout contrôler. Il intervient à outrance dans le travail de ses équipes, même pour les tâches les plus simples. Il demande des comptes sur chaque détail, fournit des instructions (trop) précises et micro-gère les projets de son équipe.

Si vous vous reconnaissez dans la plupart des situations suivantes, alors vous micromanagez peut-être vos équipes sans vous en rendre compte :

  • Vous demandez à être en copie des emails envoyés par vos collaborateurs, quel qu’en soit l’objet.
  • Vous intervenez fréquemment sur les projets de vos équipes en leur donnant des instructions précises, quel qu’en soit le degré de complexité.
  • Vous organisez régulièrement des réunions qui traitent des affaires courantes pour cadencer le rythme d’activité de vos équipes.
  • Vous repassez systématiquement après vos collaborateurs pour vous assurer que le travail est soit « bien fait » ou plutôt réalisé selon vos conseils/suggestions et ce, quel que soit leur niveau de séniorité, d’expérience.
  • Vous challengez beaucoup vos équipes sur des sujets du quotidien, et vous verbalisez régulièrement des remarques négatives même lorsque des erreurs mineures sont commises.
  • Vous constatez de nombreux départs au sein de vos équipes. Leur composition est en perpétuel changement, vous rencontrez des difficultés à fidéliser vos recrues et à éviter l’effet domino.

Comment lutter contre le micromanagement ?

Il existe plusieurs pistes à explorer pour lutter contre le micromanagement et créer un environnement de travail sain et productif pour vous et vos équipes.

Piste #1 – cultiver la confiance

La confiance est la base d’un management efficace. Faire confiance à ses collaborateurs, c’est respecter et encourager leur autonomie et les inciter à prendre davantage de responsabilités. Instiller un climat de confiance se traduit notamment par :

  • La capacité à fournir à vos équipes des feedbacks constructifs et authentiques
  • La capacité à soutenir et à accompagner vos équipes dans leurs projets
  • La capacité à leur proposer des opportunités de développement

Piste #2 – déléguer

La délégation permet de responsabiliser vos collaborateurs et de leur donner l’opportunité de développer leurs compétences. Un bon moyen de les valoriser et de leur permettre de retrouver confiance en eux et en leurs capacités.

Pour déléguer efficacement, il est nécessaire de :

  • Définir clairement les objectifs et les attentes liés au projet.
  • Fournir les ressources et les outils nécessaires à la réalisation du projet.
  • Suivre son avancement sans ingérence systématique, et de façon constructive.

Piste #3 – se former/former ses managers

Il existe des formations qui permettent aux managers de développer des compétences en leadership et en gestion d’équipes. Investir dans la formation et le développement des compétences de vos collaborateurs leur permettra de gagner en confiance et en autonomie.

Piste #4 – repenser son système de reporting en mettant en place des outils adaptés et non contraignants

Cela vous permettra de suivre l’avancement des projets sans avoir à intervenir constamment auprès de vos équipes. De la même manière, ils vous permettront d’identifier les éventuels problèmes/freins et ainsi, de prendre les mesures correctives adaptées en vous concentrant sur les résultats finaux.

Le micro-management est un fléau aux conséquences désastreuses sur la productivité, la motivation et l’engagement de vos collaborateurs. Il est essentiel de reconnaître ses signaux faibles pour les atténuer dès lors qu’ils se font sentir. Un réflexe difficile à acquérir au quotidien surtout lorsque l’on tente de s’y atteler seul et de s’auto-discipliner. En effet, malgré toute la bonne volonté qui vous anime, en finir avec le micromanagement n’est pas chose aisée.

Dans ce contexte, il est opportun de se faire accompagner par un tiers neutre et dénué de conflits d’intérêt pour gagner en efficacité dans la durée. Vous êtes déterminé à lutter contre ce fléau sur le long cours ? Contactez-nous sans plus tarder pour gagner efficacité et en sérénité au quotidien !

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