Lugh & Co Témoignages de dirigeants | 4 mai 2020

[Interview] Témoignage de Paul, dirigeant dans le secteur de l’automobile

Dans cette interview, Paul*, dirigeant dans le secteur de l’automobile, nous livre les raisons qui l’ont conduit à se faire accompagner par Xavier BAUDARD et les impacts de ce coaching dans son métier au quotidien.

Paul, vous êtes dirigeant au sein d’une société influente dans le secteur de l’automobile, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Après mes études d’ingénieur, j’avais deux objectifs : intégrer l’industrie de l’automobile pour mon amour des voitures et m’implanter aux Etats-Unis car j’étais, à l’époque, attiré par l’image que renvoyait ce pays post baby-boom. J’ai donc intégré le groupe dans lequel j’exerce en 1990 avec ces deux objectifs en tête.

Après 9 années passées au siège à occuper des fonctions scientifiques, j’ai intégré le domaine des essais. C’est quelques années plus tard que je réalise mon premier objectif en prenant la responsabilité d’un terrain d’essais pour la région Europe. Deux ans plus tard, je réalise mon second objectif en m’installant aux Etats-Unis pour prendre la fonction de Directeur Technique des essais et de la simulation.

Suite à l’atteinte de ces deux objectifs, j’étais à la recherche d’un nouveau challenge. J’ai donc décidé de m’orienter vers l’industrie. Ce qui impliquait, pour moi, de reprendre mes classes, j’ai donc passé 4 mois dans une usine française, puis 3 ans en Pologne en tant que Directeur de l’usine agricole. Suite à ces expériences et à mon goût pour l’industrie, il m’a été proposé d’aller en Asie du Sud-Est pour y prendre la Direction de l’une des usines (près de 2000 collaborateurs) avec des enjeux, à la fois, interculturels, de développement, et de recherche de performance.

Suite au départ de mon supérieur, on m’a proposé de reprendre la Direction industrielle de la zone Asie comprenant une dizaine de sites et près de 13 000 collaborateurs. Mission que j’ai occupée pendant 4 ans de 2011 à 2015. Suite à ces expériences, j’ai réintégré, à nouveau, le siège du groupe en France où j’ai repris la Direction industrielle Monde des activités de production de produits pour les véhicules de tourisme. J’ai occupé ce poste pendant près de 3 ans.

Puis, à l’issue d’un changement d’organisation du groupe en 2018, on m’a proposé de prendre la Direction d’une business line. Je suis donc aujourd’hui en charge de la mobilité urbaine appliquée aux véhicules suivants : métros, bus urbains, petits poids lourds et camionnettes. Après avoir amorcé une partie de l’activité au siège, c’est en mai 2018 que je suis arrivé à Bangkok pour opérer cette division business depuis l’Asie. Deux principaux besoins nous ont amenés à choisir cette ville : être localisé dans une métropole de taille raisonnable, s’appuyer sur une équipe qui se préoccupe de la mobilité urbaine et qui y est exposée au quotidien. La ville de Bangkok rassemble tous ces éléments : congestions, transports publics, aspects climatiques, pollution… ce qui conduit ses habitants à s’engager en faveur de l’évolution de leur mobilité.

L’implantation de cette activité à Bangkok avait 3 objectifs :

  • Acquérir une bonne compréhension des problématiques
  • Développer des opportunités business dans la région Asie
  • Développer de futurs hauts potentiels, exposés à un business de grande envergure, en Asie pour diversifier le top management au niveau Groupe

Nous avons donc lancé cette activité à partir de mi-mai 2018, nous entrons dans notre troisième année.

Vous avez été coaché par Xavier, l’un de nos Partners, quels sont les trois mots clés qui vous viennent en tête lorsque vous vous remémorez cet accompagnement ?

Trois mots clés me viennent spontanément en tête : soutien, confiance et prise de recul.

J’évoque la notion de soutien car ce coaching a été l’occasion pour moi d’avoir quelqu’un qui m’amenait des éléments de réflexion quand je m’interrogeais sur la façon d’aborder certains aspects et défis de ma fonction.

Lorsque je me remémore ce coaching avec Xavier, je pense également à la notion de confiance. Une confiance naturelle s’est installée, entre nous, dès le début du coaching. C’est pour moi un aspect essentiel car je suis convaincu qu’un coaching efficace passe par une confiance réciproque entre un coaché et son coach.

Ce coaching a également été marqué par la capacité qu’a eu Xavier à me faire prendre du recul sur mon métier, à me faire prendre de la hauteur et à aborder certains sujets sous un angle différent. Ce que ne fait pas forcément spontanément un supérieur hiérarchique qui aura tendance à être plutôt préoccupé par les résultats.

Qu’est-ce qui vous a conduit à vous faire accompagner ?

Dans le cadre de la nouvelle organisation instaurée par le groupe, il a été décidé de faire coacher les dirigeants ayant pris des postes de direction, des business lines.

Le profil de Xavier a été choisi au regard de mes besoins. Il avait, de par son expérience, des compétences business adaptées et a donc été un sparring partner d’excellence dans ce domaine.

Lorsque l’on m’a proposé de me faire coacher, j’ai accueilli l’occasion avec enthousiasme car je venais de changer de métier en passant d’un monde industriel à un monde orienté business.

Comment avez-vous rencontré Xavier ?

Une personne de la Direction des ressources humaines connaissait Xavier et l’avait déjà sollicité pour accompagner d’autres dirigeants.

Nous avons, tout d’abord, eu un premier échange téléphonique lors duquel je lui ai fait part de mes attentes, puis, nous nous sommes rencontrés.

A l’issue de cette entrevue, Xavier et moi avons organisé une réunion tripartite de démarrage avec mon supérieur hiérarchique et la personne gestionnaire de carrière au niveau de la DRH.

Comment travailliez-vous avec Xavier ? 

Dans le cadre du démarrage de ce coaching, j’avais identifié deux objectifs principaux avec mon supérieur : travailler mon business acumen – ma capacité à développer une meilleure intuition, une meilleure compréhension, une meilleure performance dans mes décisions business – et travailler sur ma posture pour développer un leadership plus affirmé et plus assertif et donc, cultiver davantage mon côté incisif.

J’ai donc principalement travaillé sur ces deux aspects avec Xavier mais pas seulement car nous avons également échangé ensemble sur un certain nombre de sujets liés au développement business.

Ce coaching a donné lieu à 7 ateliers de deux heures. Mais cet accompagnement ne se limitait pas à ces sessions car il nous est arrivé d’échanger ensemble à plusieurs reprises par téléphone ou par SMS.

A l’issue de ce coaching, une session de débriefing a eu lieu avec mon supérieur et la personne en charge du personnel lors duquel j’ai confirmé avoir trouvé le support que j’attendais et que cet accompagnement m’avait aidé à performer.

Mon supérieur hiérarchique et la personne chargée des ressources humaines ont également constaté des changements visibles dans ma posture de leadership au cours de l’année où j’ai été accompagné.

Quels bénéfices tirez-vous de ce coaching ? 

Me faire coacher m’a permis d’acquérir des réflexes liés à mon métier et sur ma capacité à prendre du recul. Cet accompagnement m’a aussi donné plus d’envie et d’énergie pour solliciter l’extérieur et m’ouvrir davantage, en prenant en considération des avis externes.

Cela a aussi renforcé ma confiance en moi et m’a permis de prendre conscience de mes points forts. Les avoir en tête m’a donné de l’assurance, de la confiance et de l’énergie pour travailler sur les autres domaines.

Le travail effectué avec Xavier a grandement contribué à mon développement en tant que dirigeant.

Conseilleriez-vous à un(e) dirigeante de se faire coacher ? Dans quelles situations ?

Oui, je pense qu’à un certain niveau il est opportun d’avoir quelqu’un qui nous incite à prendre du recul. Je vois une circonstance particulièrement propice au démarrage d’un coaching : faire face à une période difficile.

Mais je reste convaincu qu’il est crucial pour tout dirigeant d’avoir cette capacité à échanger et à partager avec quelqu’un d’externe à l’entreprise pour éviter de se retrouver en situation d’urgence ou, en tout cas, à mieux s’y préparer.

En d’autres termes, quel que soit le contexte, avoir quelqu’un avec qui échanger, challenger ses idées et prendre du recul est nécessaire pour permettre au dirigeant accompagné de gagner en confiance et en sérénité et ainsi, mieux performer dans sa fonction.

*L’identité de ce dirigeant a été modifiée pour des raisons de confidentialité.

Propos recueillis par Lugh & Co

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