Micro dans une salle

[Interview] Témoignage d’Alexandre Valenscak – CEO chez Platon

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Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Je me suis lancé dans l’entrepreneuriat à 16 ans avec une première idée : le micro-crédit entre particuliers. J’ai, par la suite, décidé d’intégrer l’EDHEC pour développer cette idée à travers son incubateur. Les secteurs complexes de la banque (ses codes, sa réglementation…) et des startups (ses codes, les relations investisseurs…) m’étaient alors inconnus.

Cette école m’a accompagné sur ce projet et c’est en première année, que j’ai rencontré mon associé, Louis. L’année suivante, nous lancions ensemble cette activité qui s’est couronné de succès. Mais, du fait de la réglementation et faute de financement, nous ne sommes pas parvenus à aller plus loin. A cette époque, nous ne disposions pas des compétences techniques adéquates et des connaissances nécessaires pour lever des fonds.

Nous avons, par la suite, rencontré Thibault, fondateur de Socrate (plateforme de partage de connaissances), qui nous a accompagné dans le développement de notre projet. C’est à ce moment que nous avons décidé de prendre un virage crypto. Les marges étaient alors élevées et les cryptomonnaies en vogue.

Nous avons créé Platon en février 2022 avec des fonds ce qui nous a permis de recruter des collaborateurs et de lever des fonds. En parallèle, notre cursus à l’EDHEC s’achevait. Mais en fin d’année dernière, c’est la douche froide. Le secteur des cryptomonnaies est en berne suite à la chute de FTX. Du jour au lendemain nos partenaires ne pouvaient plus nous suivre, et nos clients (particuliers) se sont retirés de l’écosystème. De plus, un changement de réglementation ne nous permettait pas d’être autonomes. Nous étions dépendants de partenaires qui ont arrêtés leurs activités du jour au lendemain. Mis bout à bout, nous avons dû licencier nos collaborateurs et avons été contraints de cesser nos activités.

Suite à cela, nous avons décidé de réfléchir à un nouveau modèle. Nous nous sommes rendus compte que, pas plus tard que l’année dernière, Platon avait levé des fonds mais que nous n’avions jamais placé notre trésorerie. Les banques ne nous avaient jamais fait de proposition en ce sens. Nous nous sommes dit qu’en plaçant notre trésorerie nous aurions peut-être pu survivre quelques semaines de plus, et que ce délai nous aurais permis d’amorcer un virage, de finir un dossier réglementaire auprès des instances françaises, et ainsi de pouvoir rester sur le marché. Or, nous ne sommes pas parvenus à le faire parce que nos finances étaient au plus bas. Donc nous nous sommes dit qu’il y avait quelque chose à faire à ce niveau-là et c’est ainsi que nous est venue cette idée.

A travers Platon, notre objectif est d’accompagner les TPE-PME dans le placement de leur trésorerie à l’aide de solutions digitales, accessibles en moins de 10 minutes. Le contexte actuel témoigne de ce besoin car plus de 90% des startups qui lèvent des fonds ne placent jamais leur trésorerie. Trois quarts des entreprises n’ont pas de stratégie de placement de fonds. Pourquoi ? Les dirigeants n’ont pas le temps, ni l’idée de s’en occuper et l’on accompagne que trop rarement les petites entreprises sur ce segment.

Pouvez-vous me citer 3 mots clés qui caractérisaient votre accompagnement ?

Trois mots clés me viennent en tête :

  • Challenge – dans le cadre de ce coaching, nous sommes challengés en permanence en tant que fondateurs, sur la vision, sur le business model ou encore sur la partie commerciale de l’entreprise.
  • Confiance en soi – cet accompagnement renforce notre confiance en nous, en nos actions. Grâce au fait d’être challengé, nous avons davantage confiance en nous en tant que fondateurs, et l’on en a besoin, du fait de notre « jeune » âge.
  • Bienveillance – notre coaching a démarré à un moment où nous nous trouvions dans une situation complexe avec mon associé et Xavier ne nous a jamais jugé. Il nous a toujours accompagné pour le mieux, en nous challengeant, en nous redonnant confiance.

Pourquoi aviez-vous décidé de vous faire accompagner ? Comment avez-vous rencontré votre coach ?

Ma mère nous a recommandé Xavier par le biais de l’entreprise My Lymedias. A cette époque, me faire accompagner n’était pas ma priorité principale. Mon objectif était surtout de remonter la pente au plus vite. Ma mère m’a convaincu que Xavier pouvait nous accompagner dans notre (re)construction en tant que fondateurs et dans la (re)naissance de Platon.

Lorsque nous avons décidé de nous faire coacher, nous n’avions donc pas d’objectif particulier, si ce n’est se renforcer en tant que fondateurs. Notre projet, quant à lui, a évolué naturellement car notre idée a germé en janvier.

Lorsque nous avons rencontré Xavier, elle était plutôt orientée B to C. Au gré de nos échanges avec lui, nous nous sommes recentrés sur le B to B. L’objectif initial de ce coaching était donc de nous renforcer en tant que fondateurs pour détenir les bonnes armes en vue d’affronter les prochains challenges. Ce coaching nous aide beaucoup à la fois en tant que jeunes entrepreneurs mais aussi dans notre activité. J’en suis très satisfait.

Comment travailliez-vous avec Xavier ?

Les séances ont lieu une fois par mois et durent environ deux heures. Je suis satisfait de ce rythme qui répond à nos besoins. A l’avenir, nous aurions, sans doute, tout intérêt à augmenter cette cadence en phase d’accélération, au moment d’une levée de fonds ou d’une évolution du modèle par exemple.

Lors de ces ateliers, nous échangeons sur Platon, sur là où nous en sommes, ou encore sur notre développement commercial. Notre plus gros challenge aujourd’hui, c’est la partie commerciale : arriver à développer notre offre, à accélérer sur cet aspect.

Le spectre de cet accompagnement est donc assez étendu. On échange sur tous les aspects de l’entreprise (business modèle, stratégie, etc.). Il n’y a pas d’atelier type. Le contenu des séances varie en fonction de mon agenda et de l’actualité de Platon. De manière générale, lors de ces séances, nous abordons, à la fois, l’actualité de l’entreprise et notre actualité en tant que fondateurs.

Quels bénéfices tirez-vous de cette forme d’accompagnement ?

Xavier nous apporte un angle de vue externe par son questionnement et sa capacité à nous challenger. Cet accompagnement nous permet de prendre de meilleures décisions.

Bien que Xavier ne soit pas incollable sur le secteur de la fintech, son questionnement challengeant et bienveillant nous permet de nous positionner sur un choix plutôt qu’un autre, de challenger notre business model notamment sur sa viabilité (parce que finalement que l’on soit dans la fintech ou dans l’éducation, le dénominateur commun est la rentabilité). Ce coaching nous permet de gagner en efficacité, de renforcer notre confiance en nous et d’affûter notre discours commercial.

Les dirigeants sont, parfois, réticents à l’idée de communiquer sur le fait d’être accompagné ; qu’est-ce qui explique, selon vous, ce comportement ?

Selon moi, ce comportement traduit une peur de paraître faible. Se faire coacher est considéré pour beaucoup, comme un aveu de faiblesse. Cela témoigne, pour certains, que l’on n’a pas les armes, que l’on n’est pas capable de tout faire tout seul et que l’on n’est pas apte à être un « bon dirigeant ».

Cet état d’esprit me semble peu pertinent. Je pense, au contraire, qu’il est important d’être en capacité de se remettre en question. Il est, pour moi, indispensable de se faire accompagner car un dirigeant ne saura jamais tout faire. Il doit savoir s’entourer des meilleurs pour pouvoir délivrer le potentiel de l’entreprise.

Conseilleriez-vous à un(e) dirigeant(e) de se faire coacher ? Si oui, dans quelles situations ?

Tout dépend du dirigeant et de sa situation.

De manière générale, je recommanderai à des dirigeants de se faire accompagner s’ils doutent. Le coaching me paraît aussi pertinent pour passer un plafond de verre, pour décupler ses ventes, pour accélérer, pour changer de dimension, pour développer son activité à l’international, pour lever des fonds… pour ne citer que quelques situations.

A titre personnel, je recommanderai Xavier sans hésiter.

Propos recueillis par Lugh & Co

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