Lugh & Co Témoignages de dirigeants | 7 décembre 2020

[Interview] Témoignage de Jérôme*, dirigeant au sein d’une entreprise industrielle du CAC40

Dans cette interview, Jérôme*, dirigeant dans le secteur de l’automobile, nous livre les raisons qui l’ont conduit à se faire accompagner par Philippe SANTINI et les impacts de ce coaching dans son métier au quotidien.

Votre parcours

Ma carrière est ponctuée d’expériences acquises au sein de différents groupes internationaux des deux côtés de l’Atlantique, j’exerce dans le secteur de l’industrie depuis maintenant une trentaine d’années. Je suis aujourd’hui cadre dirigeant au sein d’un groupe industriel du CAC40.

Les opportunités et mon attrait pour la mobilité – étant moi-même amateur de belles voitures – m’ont conduit à exercer dans ce secteur d’activité.

3 mots clés qui caractérisent votre accompagnement

Ce que j’ai particulièrement apprécié lors de mon coaching avec Philippe c’est son écoute bienveillante, son esprit de challenge et de remise en cause. Son exigence m’a beaucoup apporté.

Au cours de ce coaching, j’ai accompli un parcours sur moi-même en menant une réflexion en profondeur sur mes expériences professionnelles et personnelles. Ce que j’ai apprécié lors de ce coaching, c’est cette combinaison du professionnel et du personnel, cette double grille de lecture.

J’ai développé une relation de confiance et d’intimité avec Philippe, que je n’avais pas rencontrée lors de mes autres expériences de coaching.

Pourquoi avez-vous décidé de vous faire accompagner ? Est-ce une décision que vous avez prise seul ou est-ce le fruit d’une recommandation ? Comment avez-vous rencontré votre coach ?

J’ai pris la décision de me faire accompagner car je ressentais le besoin de faire un point d’étape, un point sur moi-même dans une fonction très exposée, en remettant en cause mes façons de fonctionner, mes comportements et mes relations aux autres. Ce point d’étape me paraissait crucial car dans le cadre de mon métier, je suis en interaction fréquente avec de nombreux stakeholders en interne et en externe. Il me faut prendre en compte toutes ces dimensions et m’adapter.

Lors de ma phase de réflexion, j’ai rencontré plusieurs coachs, et au fil des échanges, j’ai pu constater que dans cette profession, deux catégories se font généralement face : il y a, d’un côté, ceux qui écoutent et qui recherchent l’excellence pour leurs coachés et, de l’autre, ceux qui cherchent avant tout à vendre une méthode, un cadre. Ce que j’ai apprécié et ce qui a fait la différence avec Philippe, c’est son écoute et le fait qu’il n’ait pas cherché à tout prix à me vendre une méthode.

Je tiens à remercier le cabinet Lugh & Co d’en faire un principe de base et de mettre à disposition cette approche aux dirigeants. De mon point de vue, ce qui fait aujourd’hui l’avantage concurrentiel du cabinet Lugh & Co et de ses Partners.

Philippe m’a été recommandé en interne. J’ai été attentif à cette recommandation et n’ai pas eu à le regretter un seul instant. En effet lors de notre premier atelier, il m’a dit tout ce que je ne voulais pas entendre, je l’ai écouté attentivement, j’ai pris quelques jours de réflexion et je me suis dit c’est maintenant qu’il faut y aller. Philippe a su me convaincre et me faire accepter cette remise en cause.

Comment travailliez-vous avec votre coach ?  

Avant que la Covid ne vienne bouleverser les plannings, nous avions pour habitude de nous rencontrer une fois par mois. Entre nos ateliers, nous avions un point téléphonique lors desquels nous échangions sur différents sujets. Il s’agissait généralement de sujets orientés « soft », par exemple, en préparation d’interventions extérieures ou en interne ou dans le cadre de relations sur lesquelles je souhaitais avoir son conseil pour améliorer ma façon de fonctionner, mon comportement.

Quels bénéfices tirez-vous de cette forme d’accompagnement ?

Philippe m’a apporté un supplément de sérénité grâce à son écoute, à son exigence bienveillante. J’ai tout particulièrement apprécié son accompagnement 360 qui confère une grande liberté, une grande latitude d’action.

Au démarrage de cet accompagnement, j’ai réalisé un test TMA qui a été l’acte fondateur du coaching et qui m’a permis de mener une réflexion sur mes points de force et sur mes zones de progrès. A partir de là, nous avons construit un macro-programme qui nous a permis de couvrir un large spectre de sujets. Grâce à cette approche, j’ai pu faire des progrès sur le plan professionnel mais aussi régler certaines aspérités personnelles.

Les dirigeants sont, parfois, réticents à l’idée de communiquer sur le fait d’être accompagné ; qu’est-ce qui explique, selon vous, ce comportement ?

Je suis convaincu qu’il existe un gap culturel très fort entre le monde anglo-saxon que j’ai bien connu et le monde franco-français. Effectivement, en France, le coaching est encore perçu par bon nombre de dirigeants comme un remède à un manque. A l’inverse, les anglo-saxons le perçoivent comme un « outil » préventif, d’anticipation. Je partage cette seconde perception puisque, selon moi, tout dirigeant a besoin d’évoluer en permanence. En effet, il lui faut s’adapter à de nouveaux environnements, de nouvelles cultures…

C’est notamment le cas lors d’un changement de poste. Pour le dirigeant, il est important d’anticiper l’évolution des interactions notamment avec l’intégration de générations de cadres qui ne sont plus les mêmes que celles que l’on a connu il y a une vingtaine d’années.

Selon moi, le dirigeant doit s’adapter à tous ces aspects. Je pense que le coaching est, dès lors, un mode d’accompagnement très bénéfique sur ce plan-là. Il faut donc, à mon sens, le prendre comme un don et non pas comme une imposition de la part de l’entreprise.

Je pense également qu’il faut aussi avoir la chance de choisir son coach. Ce qui est mon cas, car j’en ai pris l’initiative.

Conseilleriez-vous à un(e) dirigeant(e) de se faire coacher ? Si oui, dans quelles situations ?

Je recommande aux dirigeants de se faire coacher dans les circonstances suivantes : situations d’exposition très élevée, changement de poste, de culture, environnement volatil, … Il s’agit d’une réflexion sur soi-même, d’une pause qui permet d’affronter avec sérénité les turbulences autour de nous.

*L’identité de ce dirigeant a été modifiée pour des raisons de confidentialité.

Propos recueillis par Lugh & Co

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