Lugh & Co Opinions | 29 août 2019

[Article] Checklist du dirigeant pour un été serein

La période estivale approche désormais à grands pas. Vous espérez, cette année encore, pouvoir prendre congés l’esprit libre dénué de stress et de culpabilité. Pour vous accompagner dans cette démarche, Lugh & Co a concocté une checklist sur laquelle vous appuyer pour vous permettre d’aborder sereinement l’été.

Voici donc quelques pistes à étudier pour partir en vacances sans mettre en péril votre organisation :

Communiquer (en amont) à vos collaborateurs, partenaires et associés vos dates de congés

Même si cela peut sembler évident, lorsque l’on est happé par le quotidien et la gestion opérationnelle de son entreprise, l’on a parfois tendance à oublier que la communication est clé pour gagner en efficacité. En effet, informer vos interlocuteurs en amont de vos dates de congés limitera les sollicitations intempestives liées à d’éventuelles urgences.

En étant informés suffisamment à l’avance de vos prochaines indisponibilités, vos collaborateurs pourront anticiper d’éventuelles demandes et ajuster leurs agendas, en repensant, par exemple, la planification de certains projets nécessitant votre intervention.

Bâtir son agenda de rentrée avant son départ en congés

Consacrer les quelques jours qui précèdent votre départ à la préparation des grandes lignes de votre agenda de rentrée en y planifiant notamment vos rendez-vous structurants, constitue une démarche judicieuse.

Elle vous permet de vous libérer de cette tâche, souvent chronophage et parfois même rébarbative. A votre retour, vous serez donc en mesure de consacrer l’essentiel de votre énergie et de votre temps à des missions où votre valeur ajoutée est à son comble.

Mettre en place un système de délégation

Conjointement aux précédentes initiatives, mettre en place un système de délégation peut également s’avérer pertinent en ce qu’il vise à limiter, autant que possible, d’éventuelles sollicitations intempestives. Et ce, sans pour autant pénaliser l’activité de vos collaborateurs et mettre à mal la productivité de votre entreprise en votre absence.

Dans ce contexte, un système de délégation va vous permettre de confier à certains de vos collaborateurs – préalablement identifiés au regard de leurs valeurs, aspirations, convictions et compétences – un champ d’actions dont vous êtes initialement le détenteur.

Pour en maximiser l’efficacité, il est primordial de :

  • Documenter et communiquer sur ce système de délégation à l’échelle de l’entreprise toute entière

Cette démarche a une double portée. Elle vise, d’une part, à informer les individus concernés de leurs (nouveaux) périmètres d’actions. Et d’autre part, elle a vocation à faciliter son appropriation par l’ensemble des collaborateurs. Par ce biais, vos équipes acquerront une vision claire et précise sur les interlocuteurs à solliciter en fonction des sujets à aborder.

  • Savoir faire confiance

La délégation en entreprise implique la nécessité d’être capable de faire confiance à ses équipes. Véritable ennemi de la délégation, le micro-management est à bannir de toutes les strates de votre organisation. Il va, en effet, à l’encontre de cette démarche en ce qu’il induit une surveillance permanente et un manque d’indépendance des collaborateurs au profit, généralement, des managers.

Mener une detox digitale en limitant votre exposition aux écrans

La période estivale est le moment idéal pour déconnecter. Cela peut paraître évident et pourtant, nombreux sont les dirigeants à consulter leurs boîtes mails quotidiennement pendant leurs congés. Et pour cause, pour beaucoup, se déconnecter pendant ses vacances est impensable !

En effet, selon Ouest France, « 83 % des dirigeants reconnaissent consulter leurs mails professionnels ou répondre à des appels en dehors de leurs heures de travail ». Même tendance chez les cadres, qui, selon une étude menée par l’Ifop citée par Challenges, déclarent à « 78% rester joignables pendant leurs week-ends et leurs vacances ».

Conscience professionnelle exacerbée, addiction au travail (ce que les anglo-saxons appellent « workaholism ») ou encore propensions importantes à la nomophobie (phobie liée à « l’angoisse de ne pas avoir son smartphone sur soi ou de ne pouvoir l’utiliser » selon Sciences et Avenir). Nombreuses sont les raisons qui conduisent les dirigeants à tirer sur la corde pendant leurs congés.

Or, même si prendre le temps de se déconnecter représente, pour certains, une lutte contre soi-même, les nombreux avantages de la déconnexion sont à considérer avec attention – raviver sa créativité, limiter le risque d’épuisement professionnel, ou encore retrouver une meilleure capacité d’attention et de concentration – en ce qu’ils représentent de véritables vecteurs d’efficacité et de productivité qu’il est opportun de considérer pour affronter la rentrée avec brio et sagacité.

Ce droit à la déconnexion a d’ailleurs été inscrit dans la loi Travail du 21 juillet 2016. Et l’utiliser est un excellent moyen de tester si les délégations que vous avez mises en place sont fonctionnelles.

« L’essentiel est toujours menacé par l’inexistant » René Char

Diriger est un art.