Lugh & Co Opinions | 6 June 2019

[Article – contributeur] L’architecture, premier des arts majeurs…

Placé sous l’ombrelle de Lugh, dieu gaulois protecteur des arts, tous les arts ne semblent, pourtant pas, inspirer les Partners qui composent le collectif Lugh & Co. Si la musique et la peinture, suivis par la littérature et le cinéma, font l’unanimité, l’architecture n’est jamais citée. Est-elle trop matérielle, trop utilitaire et peut-être insuffisamment expressive ? Aux confins de l’art, de la science et de la technique, l’architecture nous a donné pourtant bien des chefs d’œuvre.

Ma passion pour l’architecture a vu le jour lorsque j’étais enfant. Je me souviens de mon admiration pour les escaliers à double hélice du Château de Chambord, les vitraux de la Sainte Chapelle, la puissance désolée des forteresses médiévales en Auvergne, la beauté austère et douce des églises à peigne de Lozère ou encore l’astuce des greniers dans les Alpes. Je fus ainsi très rapidement transportée par le langage sans mots qui émane de ces merveilles. Cette passion continue aujourd’hui encore de m’enthousiasmer lorsque je déambule dans les rues.

L’architecture constitue une discipline complexe, qui conjugue à la fois des aspects techniques, fonctionnels et esthétiques faisant appel à des intelligences multiples… Elle est un art dont la pratique passe, comme tous les autres, par l’apprentissage de savoir-faire, de techniques pour apprendre le langage des éléments et étudier les possibilités des matériaux. L’architecte artiste a ainsi pour obligation de d’abord maîtriser ces techniques pour pouvoir ensuite donner vie à ses propres chefs d’œuvre en y apposant sa touche personnelle.

La vie d’un bâtiment passe par trois phases :

  • Au commencement, l’architecte s’inscrit dans une phase d’inspiration mêlant, à la fois, réflexions et conceptions. Parce que l’architecture n’est pas que fonctionnelle, il/elle doit faire preuve d’écoute, de créativité et de transparence pour répondre fidèlement aux besoins, désirs et rêves.
  • Une fois cette vision clairement définie, l’architecte donne vie à son œuvre en faisant intervenir d’autres acteurs (l’ingénieur béton pour dimensionner les structures et surtout des dizaines, des centaines, voire des milliers d’équipiers pour travailler sur les plus gros chantiers). La construction d’un bâtiment est toujours une aventure, mêlant efforts, luttes, synchronisations et esprit d’équipe.
  • A la fin du chantier, l’ouvrage « existe par sa présence parfois modeste, parfois monumentale, le plus souvent utile, solide, plaisant sans l’avoir cherché, utilitaire, sans façons », rempli d’émotions et prenant la forme de véritable lieu d’expériences. Comme l’affirmait Vitruve (architecte romain, dont il ne reste que les écrits) : « toute structure doit porter trois qualités, trois dimensions interdépendantes et non-hiérarchisées : elle doit être forte, utile et belle »

J’y trouve un surprenant parallèle avec les valeurs de Lugh & Co : la sagacité (s’apparentant à la solidité et à l’utilité), la résonance (faisant référence à la beauté) et l’enthousiasme pour acquérir la motivation de réaliser un chef d’œuvre.

L’architecture est, selon moi, un art vivant et optimiste dont l’architecte est à la fois le compositeur et chef d’orchestre. Vieille comme le monde habité, l’architecture est un art « nourri par notre généalogie et notre culture, qui s’inscrit dans notre quotidien, notre histoire et en dessine l’avenir. »

Mes inspirations, pour éveiller votre curiosité :

  • Œuvre : le pavillon du Vieux Port à Marseille par Foster & partners
  • Artiste : Oscar Niemeyer (1907-2012)

Françoise DALLE
Directeur du Développement des Technologies de Services chez Michelin

 

L’avis de Lugh & Co
Chez Lugh & Co, nous sommes convaincus que le dirigeant partage un parcours similaire que l’architecte artiste par l’appropriation de techniques managériales qui construit son accomplissement et celui de son équipe mêlant, sérénité du quotidien et projection dans le futur.

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