Bérold Costa de Beauregard

Inspirations

  • Artiste : Renzo Piano et sa sagacité. L’utilisation audacieuse des conduits techniques comme éléments de décoration du Centre Pompidou, au défi des conventions, renouvelle profondément l’image des musées. Avec ce coup d’éclat, Renzo Piano introduit définitivement, avec humour, la technologie dans les musées. Dans la remarquable série de grands bâtiments publics qui suivront, devenue discrète dans les apparences, la technologie restera le secret de leur élégance et de leur confort.
  • Œuvre : « Don’t look back » pour la résonance entre John Lee Hooker, Van Morrison et l’orchestre, tous excellents. John Lee Hooker soliste d’exception, dirige de toute sa présence, expert pour sa partie, leader pour l’ensemble. A l’entendre encourager Van Morrison dans le cours du morceau, on se souvient combien de grands patrons sont parfois aussi de grands maîtres. Je passe sur la résonance du thème de l’œuvre avec le coaching… 

Parcours

Embarqué par la suite de mes études, me voilà à 23 ans traquant les particules élémentaires dans un laboratoire de physique théorique.

Trop loin de ce que je sens être ma « sphère biologique », j’y suis malheureux.

Je saisis une opportunité pour me rapprocher de la vie et satisfaire le besoin de servir en rejoignant l’administration. Ce sera d’abord l’école des missions de terrain où, projeté très jeune dans des situations de responsabilité, j’apprends beaucoup du jugement et de l’élégance de mes aînés. De retour à Paris, je défends longuement, en administration centrale, la cause du tissu industriel diffus, encore vivace à l’époque, mais en grand manque de champion politique.

Lassé, et malgré les conseils qui me furent prodigués, je décidais de rejoindre l’industrie pour revenir au terrain matériel. Sur ces 25 années passées, je vois un passionné de la résolution de problèmes, défis ou énigmes variés avec des moyens limités : comment donner un avantage compétitif à un n°3 par les achats ; développer et industrialiser un nouveau produit ; inviter les ouvriers d’une usine à proposer des gains de productivité ; refonder la fonction achats lors d’une « fusion d’égaux » ; créer un réseau de distribution en Europe Centrale ; mobiliser des usines marocaines sur la sécurité ; staffer une usine en Arabie Saoudite, bref une variété de cas où mon premier plaisir a été la performance, au risque parfois de m’isoler, tout comme nombre de dirigeants.

S’y est subrepticement glissé le bonheur toujours plus vif de la collaboration, voire du soutien à des collaborateurs, bonheur durable d’expériences réussies sur des « contrats » sains, éphémère lorsque le « sauveur » a cru se rendre utile… Qui ne s’y est jamais fait surprendre ?

Le recul aidant, je suis toujours autant curieux du dépassement de paradoxes apparents. Et je ne cesse d’admirer celui de la justesse des collaborations au cœur du succès de tout projet. Mon bonheur aujourd’hui est d’accompagner équipes et dirigeants dans la création de leurs réussites, au-delà des défis, problèmes et autres énigmes qui les jalonnent.