Lugh & Co Opinions | 7 septembre 2020

[Article] Coaching professionnel et coaching d’entreprises, deux approches complémentaires

En France, en dehors des formations délivrées par UPGY et par l’école interne de Visconti, les autres formations au coaching en lien avec l’entreprise sont du coaching professionnel, donc issue du registre psychique.

Pour faire un parallèle, ces deux voies sont comme écoles d’ingénieurs et écoles de commerce. Bon nombre d’ingénieurs font des MBA, et des commerciaux font des Mastères de Sciences. Les deux approches sont donc complémentaires. Mais il est important de retenir qu’un coach n’a pas à être un expert de tel ou tel domaine.

De “l’autre côté”, les dirigeants veulent voir leur entreprise grandir, croître. Et comme tout être humain, leur sphère relationnelle et celle de l’exercice de leur fonction ne se sont pas étanches l’une par rapport à l’autre.

Mais comme leur société est un organisme vivant, en constante évolution, en chahutage permanent, et qu’ils sont seuls à sa tête, ils ont envie, besoin, quand ils sont accompagnés, de pouvoir travailler sur les sujets importants qui la font évoluer, au-delà des leurs et de leurs relationnel. Il faut donc pouvoir les challenger sur ce registre technique. C’est d’ailleurs une demande de plus en plus exprimée par les clients de coachs professionnels : le besoin d’être davantage sur l’opérationnel et le fonctionnement de l’entreprise.

Maîtriser les deux approches de coaching est donc une force pour l’accompagnement de dirigeants. Mais, comme pour commerce “vs.” ingénieurs, il est plus simple de passer du registre technique au registre psychique que le contraire, au regard de la très grande majorité des cas et des attentes. D’autant plus, comme dit précédemment, qu’il n’y a pas besoin d’être un expert, ni du côté technique, ni du côté psychique. J’ai d’ailleurs vu beaucoup plus de coachs professionnels se former au coaching d’entreprises, que le contraire.

Pourtant, nombreuses sont les personnes qui deviennent coachs professionnels en se disant que leur vécu en entreprise est suffisant pour coacher des dirigeants aussi sur le registre technique.

Or, il y a une différence très importante à faire entre “j’ai fait” et “je dois challenger quelqu’un sur… pour qu’il garde un temps d’avance”.

Peut-être parce qu’il n’y a pas encore suffisamment de formations en France au coaching d’entreprises ?

Xavier Baudard